Hodei
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Alors oui.

C'est fini, ici.

C'est bizarre, deux ans et des poussières. Mais bon, ici n'est plus chez moi, je ne reconnais rien. Comme un cambriolage.

Donc je m'en vais, mais je contemple une dernière fois. Il s'est passé beaucoup de chose, dans ce chez moi pas tout à fait virtuel. J'ai rencontré des personnes, certaines que je continue à voir, d'autres non. Une toile gigantesque de gens, que j'ai appris à aimer lire.

Y'a eu Boyan, Mélie, Cola, Haku. Puis il a eu Lui. Evidemment. Puis tout ceux par correspondance de commentaires. Ceux qui écrivent de si joli mot, comme Sae ou Nevermind. Et puis d'autres encore

J'ai du mal à dire que c'est terminé, ici. Je serai bien resté, encore un peu, mais non, je n'y arrive pas. C'est tout blanc, c'est tout moche.

Alors mon nouveau chez moi est tout seul, sans serveur. Je n'ai plus confiance. Mais j'espere vous y revoir, tous, même les timides qui ne parlent qu'en silence.

http://hodei.free.fr/blog/

Ici restera ouvert, parce que je n'arrive pas à fermer completement la porte. Les souvenirs de deux ans sommeillent ici, comme dans un grenier. Mon neverland à moi.

8.2.06 00:32


[Mon dieu, je n'avais pas vu à quel point le nouveau carré pour faire des notes était moche]

 

Oui, je déménage d'ici. Mais en attendant, je poste un peu, pour faire comme si. Parce que ça me manque, aussi.

 

j'ai des courbatures partout, à cause de l'entraînement de hier soir. Les cuisses, le dos, les chevilles, les hanches. Et puis les mollets, tant qu'à faire. Tout se semble un peu rouillé, peut être à cause des trois semaines d'interruption. Et peut être aussi parce que mon professeur était derrière moi à longueur de temps. J'ai avalé ma langue vers la fin, en évitant de balancer toutes les vulgarités qui s'y trouvaient derrière. Parce que oui, mais non, les coups de pieds, ce n'est pas aussi simple, j'ai une malformation des hanches Merde. Mais non, j'ai souri, en crispant un peu trop la mâchoire. J'ai trop tendance à vouloir mordre, en ce moment.

 

Heureusement, il y a eu aussi, le sourire de la petite fille du bus d'en face, avant, qui m'avait tiré la langue, pour ensuite éclaté de rire. Et le petit garçon, qui se cachait derrière son siège, ou son visage, et que je faisais mine de trouver en ouvrant des gros yeux et en faisant "ohh". Il est sorti du bus en m'hurlant " au revoir madaaame" et m'a fait des signes depuis le trottoir.

 

Et puis il y a eu encore toutes les boutiques de la grande ville aujourd'hui, avec Anais. Des vêtements, du maquillage, des boucles d'oreilles. Rien que du "fille" affiché sur toutes les poches. Et des sourires avec les vendeuses, et des bêtises. Et un sunday avec des morceaux de chocolat. J'ai même reçu mon coli que j'attendais, avec mes verres tout roses. Une futilité de plus, mais hein. Parce qu'en aout, on avait pris des bleus, des verts. Alors là, ça me rappelle un peu, comme c'était, un mois ensemble.

 

Et puis, j'aime bien le rose, aussi. J'ai même acheté des chaussettes avec des coeurs, parce que. Et des rayées aussi, évidemment. Il y avait un vrai soleil, pas la fausse copie qu'on voit normalement en janvier. Alors dans mon équation, je crois que j'avais un peu plus de positif, que du reste. Et c'est mieux, pour une fois.

 

 

2.2.06 18:29


Je suis très snob. Alors écrire sur un truc aussi laid, non, ça me dit rien. Surtout que je ne peux même pas changer la mise en page.

J'adore.

Oui, je fais ma grande, mais j'en menais beaucoup moins large hier. Ca fait deux ans que j'ai crée ici, et ça m'a vraiment choqué, de voir que tout était renversé, tordu.Cassé.

Alors je pense que j'irai peut être ailleurs, si je n'arrive pas à faire autrement. Même si je n'aime pas l'idée, parce qu'ici, c'était chez moi. AVec des liens, des connaissances, des rencontres, des amitiés et tout ce qui s'en suit. Sans parler de ceux avec qui l'on ne communique qu'en commentaire mais qu'on apprécie quand même beaucoup.

J'avais des choses à écrire, mais je n'y arrive pas, pas là. Mon gris,rose, blanc, noir, mes liens, tout ça, et plus. C'est superficiel, mais ça m'a fait de la peine. A croire qu'il ne faut pas trop s'attacher.

Alors pour le moment, je ne sais pas. Mais les personnes qui passent par ici, donnez moi votre adresse, sil vous plait. Pareil pour ceux des liens. Mon répertoire s'est perdu, comme le reste.

Pour le moment, ici, je laisse une feuille, avec marqué " En travaux". On verra bien
27.1.06 22:58



bao dit :


fanny, je vous aime


 


Alors oui, je vais bien.


Et puis aussi, je crois que je viens de faire encore une grande découverte dans ma vie : le chocolat noir à la cerise. Parce que oui, c'est pas parce que je n'ai pas mangé pendant trois jours à cause de mon angine que ça va durer à vie, hein.


Et je file mon angine virtuellement à tout ceux qui passent ici. [Na!]

20.1.06 00:06


 Angine-fièvre-maux de têtes:1


Paquets de mouchoirs: 3 (plus?)


Cachets (qui ne font aucun effet): 5


Entrainement loupé ( ça devient une habitude): 1


Nuits à pas beaucoup dormir à cause de la fièvre: 2 (le chat, la prochaine fois que tu me reveilles à 7:00, je te bouffe)


 Tête pas croyable: 1 


Non estimé: insultes divers et variés de mon état


Réconfort d'ami face à ma maladie insurmontable: 0 ("mais non c'est pas mortel une angine" " si je vais mourir")


Nourriture totalement nulle: 3 soupes + 2 lait chaud avec miel


Composition vestimentaire ridicule: 3 ou 4


Tentative de parler comme un être normal: 36 avec échec


Tentative de chanter : 4 avec echec ( ça fait mal bordel) (Michael, t'es qu'un con)


Nombre de jours d'agonie: 2 et demi


Réconfort de la part de petit ami : 0,5 (comment ça son année passe avant mon état de detresse pure?)


(je suis une chieuse quand je suis malade)


 

18.1.06 18:08


Du papier de verre. Et j'ai enlevé tout le vernis de la vieille chaise en bois, qui traîne dans ma chambre. Pour la repeindre plus tard, demain peut être. J'ai pris le téléphone, et les rendez vous en même temps, sauf mon monsieur au deuxième étage, qui était encore sur répondre. Ah, et j'ai appelé le vétérinaire Docteur. Oui, ça arrive. Mais demain, j'emmènerai quand même Urhi et Mushu (bestiaire dans « bulle d’eau), qui ont des soucis de santé. Et j'aurai une plus grande cage dans la semaine, aussi. Si Damien accepte bien de me servir de transport, avec sa petite voiture blanche. J'aime bien jouer le parasite.fficeffice" />


Sinon j'ai voulu amener Anais boire un chocolat dans un bar de salsa qui était fermé le lundi, évidemment. Alors on a rebroussé chemin, même si c'était sur des pavés. Mais tant pis, y'avait toujours les quais et leurs lumières. Et puis l'eau, la nuit, on dirait presque qu'elle est belle. On a fini au deuxième étage de la restauration rapide, côté fenêtre sur les gens, dans le coin. J'aime bien qu'on se confie nos secrets comme des perles, qui s'enchaînent tout doucement. J'avais quelques larmes dans la gorge, qui ne devraient pas exister puisqu'on parlait de. Mais elle a compris que j'avais du chagrin qui écrasait un peu mon souffle. J'avais peur de la rendre triste. Mais en même temps, je n'arrivais pas à m'arrêter de parler.


La prochaine fois, j'essaierai de trouver les portes du bar cubain ouvert, juste pour qu'on essaye, la chaleur. Ca fait tellement que je n'ai pas danser. Surtout cette danse là. Mis a part mes pas seule, pour ne pas oublier. Mais ça ne remplace pas la présence d'un partenaire, et se laisser mener pour une fois. Sentir la main contre le dos qui maintient fermement, et laisser le corps suivre. Mon professeur me serrait fort la main en me disant dans les yeux "arrête de vouloir mener, je mène". Et j'éclatais de rire, à chaque fois. "Mais je ne mène pas je..." et avant de finir, il me faisait déjà tourner encore une fois, un sourire accroché à son visage caramel. Et il me faisait tourner, une fois de plus. Et me rattrapait juste avant que je tourne, pour faire repartir mes pas en sens inverse. Pour montrer qui menait. C'est l'une des rares fois où j'aime autant cela. La brutalité, a peine, le charme, la douceur, la sensualité. Un peu comme faire l'amour. En différent. La pointe du plaisir serait de danser avec la personne que l'on aime. Mais. Je n'y pense pas trop. Remarque, peut être. Oui, peut être. Qui sait ?



[ Oui, si quelqu'un reconnait le film de la photo, je dirais pour ma défense que je ne serai pas la seule midinette dans ce cas.]

17.1.06 00:16


Je ne me lasse pas des points lumineux qui défilent, dans un bus sous la nuit. Les lumières sont roses, pas orangées, non, rose. C'est mon artificiel préféré. Toutes les lucioles qui éclairent les petites rues un vendredi soir. Surtout quand , dans mes écouteurs neige, Michael me chante fort you and I, you and I, you and I ,tellement que ça donne des frisons, partout. Même si je commence à y être habituée, depuis le temps, à ses chansons. C'est pas grave, ça recommence plus fort la fois d'après, parce que la nuit mange les rues, parce qu'il y fait un peu froid, ça se sent sur les joues, parce que mes mains dans mes poches sert fort ce qu'elles trouvent, et que mes doigts appuient doucement sur le bouton gris plus fort. J'ai regardé un petit moment la rue se courber vers la gauche, et j'aurai voulu avoir mon appareil, pour montrer à Mélie comment c'est, là où je suis. Là où j'aime être, aussi.fficeffice" />


Anais a passé quelques jours chez moi, et je lui essayé de lui montrer des coins de la petite ville. En contrepartie on a passé une journée dans la vieille grande ville à faire des achats de vêtements, de petites pieuvres en plastiques rose de massage, de bêtises, et même une galette de rois. Elle a eu la fève, dans la part que je lui ai tendu en connaissance de cause, l'air innocent.On a parlé de nos moitié, qui sont trop loin, Nantes ou la Capitale, c'est la même chose, ça fait toujours trop de point entre nous.


Je lui ai montré des films de midinette, ceux avec beaucoup de scène de danse. Je lui ai fait écouter un peu de Salsa, et Michael Buble, sur lequel elle a flashé elle aussi. On a même regardé le dvd de son concert à San Francisco, en hurlant des bêtises en anglais de temps en temps. Maquillage, noir autour des yeux, et blablatage. On en a même raté le premier bus, et on a du attendre dix minutes le suivant, ça nous apprendra.  Mais nous n'avons pas été trop en retard, et, preuve que les miracles existent, j'ai pu repérer le restaurant sans me perdre. Pas très grand, couleur rouge, jaune, vert. Et plein de spécialités mexicaines, qui nous ont vaincu en très peu de temps. La tarte au pomme au caramel était de la pure gourmandise, tout comme le cocktail liqueur de passion,  liqueur de lychee, grenadine, et je ne sais plus. Qui sentait étrangement comme certain gel douche. Et qui laissait un goût sucré sur les lèvres. Dehors, il ne faisait plus si froid que ça, pour des jours gris de janvier.


14.1.06 14:06


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